Si on veut comprendre le sens de la baisse du dollar et son pendant la hausse du cours du baril de pétrole, surtout ces neuf dernières années, il faut se souvenir de trois choses essentielles :
Un, le dollar est la devise-clé au niveau mondial depuis 1945, c’est-à-dire depuis soixante trois ans. Malgré les vicissitudes, les crises financières et monétaires, cette monnaie reste toujours l’étalon préféré des agents et investisseurs internationaux. Deux, l’euro avec quatorze nations est une monnaie reconnue bien qu’elle n’ait pas encore totalement le statut de la monnaie américaine. Il reste que depuis son entrée en lice en 1999, il a bouleversé les rapports monétaires internationaux. Trois, l’entrée en lice de la Chine dans le commerce mondial. Une entrée qui s’avère menaçante pour l’économie occidentale. En effet, avec une monnaie non convertible le yuan ou le reiminbi (rmb) indexé sur le dollar en 1994-1995 après une dévaluation de 35%, donc une parité de combat yuan/dollar inégalable, procure à la Chine en termes d’exportations des avantages considérables et donc des réserves en changes énormes. Cette parité jouxtée à la nouvelle monnaie européenne risque tout simplement de déstabiliser l’ensemble de la sphère financière.
Comment comprendre la stratégie américaine dans sa fuite en avant contre le monde arabe ? Et que peuvent faire les pays arabes ? Derrière le fameux discours américain sur le GMO (le Grand Moyen-Orient) et cette volonté de redessiner la géopolitique du Proche et Moyen-Orient, Washington cherche-t-elle véritablement à instaurer une démocratie dans ces pays ou, n’en fait-elle qu’un artifice, une poudre (...) Edition du 24-26-27 août 2006 >El Watan
Quelle perspective pour le cours du baril de pétrole en 2007 ? Quelles seront les fluctuations du dollar ? Quel avenir pour l’économie mondiale ? L’impasse au Proche et Moyen-Orient ne va-t-elle pas dégénérer en conflit armé en 2007 ? Depuis quatre années, le monde entier a bénéficié de taux de croissance absolument honorable, même l’Afrique a enregistré des taux de croissance allant, voire dépassant 5%. (...) Edition du 29-30-31 octobre 2006 >El Watan
De plus en plus, on établit des liens entre les guerres du Vietnam et d’Irak. Cette question taraude les esprits. Prié de dire s’il était d’accord avec un éditorialiste(1) du New York Times qui avait affirmé que les violences actuelles en Irak étaient « l’équivalent djihadiste de l’offensive du Têt », George Bush a répondu : « Il pourrait avoir raison. » « Il est évident qu’il y a une augmentation du (...) De plus en plus, on établit des liens entre les guerres du Vietnam et d’Irak. Cette question taraude les esprits. Prié de dire s’il était d’accord avec un éditorialiste(1) du New York Times qui avait (...) Quand on pense aux 725 bases américaines dans le monde à financer, aux moyens logistiques considérables (maintenance, renouvellement de l’armement, etc.) pour le maintien de leur niveau opérationnel, on comprend pourquoi bon an mal an, elles nécessitent un budget de financement faramineux : plusieurs centaines de milliards de dollars. Ce budget adossé au consumérisme américain dont une bonne partie à crédit, difficilement remboursable, a un impact direct sur la dette extérieure nette américaine...
Un spécialiste américain écrit dans le journal le Monde du 08.04.03 : « A présent que les forces américaines se trouvent dans Bagdad, qu'il nous soit permis de placer les événements actuels dans une perspective historique. En un sens, comme l'a fait remarquer le professeur Eliot Cohen de l'université John-Hopkins, nous sommes entrés dans la quatrième guerre mondiale. Plus qu'une guerre contre le terrorisme, l'enjeu est d'étendre la démocratie aux parties du monde arabe et musulman qui menacent la civilisation libérale à la construction et à la défense de laquelle nous avons œuvré tout au long du XX e siècle, lors de la première, puis de la deuxième guerre mondiale, suivies de la guerre froide – ou troisième guerre mondiale (…) Il est vrai qu’il y a à redire sur l’instauration de la démocratie dans les 22 Etats arabes que compte le monde musulman, mais clamer haut et fort que la guerre au Proche et Moyen-Orient est une guerre de la liberté contre la tyrannie, c’est tomber dans un simplisme réducteur. Cet auteur poursuit : « L'Amérique doit convaincre les populations du Proche-Orient que nous sommes de leur côté, exactement comme nous avons convaincu Lech Walesa, et Vaclav Havel, et Andreï Sakharov que nous étions de leur côté. Ce qui prendra du temps. Ce qui sera difficile. Nous sommes conscients d'inquiéter les terroristes, les dictateurs et les autocrates. Nous voulons qu'ils soient inquiets. Nous voulons qu'ils comprennent que l'Amérique est aujourd'hui en marche, et que nous sommes du côté de ceux qu'ils redoutent le plus, leurs propres peuples. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Du discours triomphateur, que reste-il ? Peu de chose ! Force pour nous de constater que ces slogans grand public ont vécu, ils ne doivent leur rhétorique qu’à l’euphorie de la victoire qui a succédé à la chute de Bagdad. Ceci étant, il est vrai que l’Amérique est aujourd’hui en marche pour des visées qui n’ont rien à voir avec les visées messianiques qui se manifestèrent en avril 2003(...). Les Européens, en créant l’euro pour se libérer des dysfonctionnements du dollar et de ce qui en découle – les déficits américains –, n’ont pas pensé que leur monnaie pouvait servir de variable d’ajustement des déséquilibres économiques mondiaux. Pour comprendre ce processus tant stratégique qu’économique, un examen de la situation économique mondiale (…)
La gestion de la crise économique mondiale générée par le krach pétrolier de 1973 par les institutions monétaires internationales opère dans le cadre d'un système monétaire désormais caduc et multiplie des conflits qu'elle ne peut régler.
Une étude portant sur les finances et les hydrocarbures a paru dans le journal algérien « El Watan » du lundi 11 septembre au 16 septembre 2000 dans la rubrique IDEES-DEBAT, sous le titre « L'euro dans le nouvel ordre monétaire mondial ». Légèrement remaniée en mars 2008 par l'auteur dans son site « Etudes et Prospectives. Relations internationales », il a été constaté selon l’analyse de l’époque, que l’envolée du baril de pétrole n’a pas duré 6 mois, un an, voire deux ans mais bien plus, et « près de neuf ans depuis le lancement de l’euro en 1999 ». De plus le baril a atteint un record de plus 111 dollars en mars 2008 tandis que l’euro s’est fortement apprécié et se rapproche d’un record absolu, un euro pour 1,60 dollar. Un autre intrus est venu compliquer la donne monétaire, c’est la monnaie chinoise, le yuan. Le taux de change du yuan ne reflète pas les fondamentaux de la Chine. Enfin la crise immobilière survenue aux Etats-Unis (crise des subprimes) à l’été 2007, conjuguée aux cumuls des déficits courants américains depuis 1990, rend la situation économique mondiale encore plus confuse.
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Auteur: Medjdoub Hamed Chercheur en Economie mondiale et Relations internationales
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